@L@G@-Généalogie

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Généalogie quand tu nous tiens !!!


       On peut dire qu'aujourd'hui un foyer français sur dix a, sinon son "petit généalogiste", du moins un de ses membres sensibilisé à ces questions, au point d'avoir déjà rassemblé quelques éléments.
Cent mille hommes, femmes, vieux ou jeunes, de tous milieux et de toutes origines, avec pour seul point commun le fait de se recruter majoritairement parmi les urbains et les suburbains, qui sont naturellement les plus avides de racines.
Car, via les racines, la généalogie constitue en fait une quête de l'identité, faisant même aller certains jusqu'a voir en elle une thérapie douce.
Mais comment peut-on être généalogiste?
Comment peut-on le devenir et comment peut-on le rester?
N'importe qui, évidemment, peut devenir généalogiste.
Il suffit d'avoir des ancêtres. Or, qui n'en a pas?
Chez les enfants abandonnés, le besoin est ressenti de façon plus aiguë encore...
Si autrefois seules les familles nobles et notables se commettaient à ce genre de travaux, c'est qu'elle seules disposaient de moyens culturels et de loisirs le leur permettant.
Dans la mouvance de mai 1968, et à la faveur du renouveau régionaliste qui ne lui est pas étranger, nos comtemporains se sont questionnés sur leurs origines.
Redressant l'axe de leur vieille passion pour l'histoire, ils ont alors volontairement délaissé celle des rois et des cardinaux pour retrouver celle de leurs ancêtres qui n'étaient autres que «les petits,les sans-grade».
De là, une généalogie largement démocratisée et reformatée qui aboutit aujourd'hui à cette explosion, à cet engouement général, tout à la fois phénomène de masse et fait de société.
Comment, donc, devient-on généalogiste?
Parce qu'un jour on s'est posé une question...
Où était donc né tel aïeul dont on venait de lire, le jour de la Toussaint, le nom gravé sur la sépulture de famille?
Pourrait-on être apparenté à tel homonyme, rencontré au hasard d'un annuaire, sur l'enseigne d'un magasin ou lors d'une heure de «surf» sur Internet?
Qu'a bien pu signifier son nom de famille et quand a t-il vu le jour, ect...?
Dès lors, une question en a amené une autre.
Comme avec les trains, un aïeul en a caché un autre et , par le jeu du ricochet, la recherche s'est déroulée, générant immanquablement la passion, passion qui fait, en effet, que celui qui devient généalogiste va presque toujours le rester...
Comment et pourquoi demeure-t-on ainsi «accro»?
Parce qu'une recherche n'est jamais terminée.
Parce qu'elle nous fait mener une enquête quasi policière, pleine de suspense et de rebondissement.
Parce qu'elle tient à la fois du puzzle et de la collection, proposant autant de challenges, nous poussant à mettre tout en oeuvre pour rattacher deux branches portant un même nom ou pour retrouver le soixante-quatrième des soixante-quatre couples d'ancêtres que l'on compte, comme tout un chacun, à la septième génération.


Parce que la généalogie, en réclamant des échanges, propose de formidables contacts humains, qu'Internet vient d'ailleurs récemment de magistralement favoriser.
Parce que, en dépouillant des archives, parfois vieilles de trois à quatre cents ans, on arrive vite à faire véritablement oeuvre d'historien.
Parce que, ce faisant, on pénètre un monde étrange et oublié, le monde de nos ancêtres, expérience souvent plus dépaysante qu'un séjour à Cuba.
Parce qu'on réalise là le vieux rêve de l'homme...
remonter le fil du temps
.
Parce que la généalogie ouvre tout grand, à quiconque s'en approche, la porte de l'aventure.
D'une aventure à la portée de tous.
Qui cherche un roi ne trouve souvent qu'un pendu, et plus souvent encore ni l'un ni l'autre.
Alors, celui qui part simplement pour découvrir ses ancêtres et ces racines, qu'els qu'ils aient été et où qu'ils aient été, ne sera , je vous le garantis jamais déçu.
À la recherche d'une réponse à une question précise, celui-là se retrouvera rapidement avec des centaines d'ancêtres, des centaines de cousins, des dizaines de correspondants, des tonnes de documents et surtout avec une passion, dévorante et fascinante, qui lui permettra de mieux comprendre l'Histoire et ainsi, dit-on, de mieux appréhender le présent.
Car, comme l'à dit Lévi-Strauss,
«chercher ses racines n'est-il pas se chercher soi-même»?


Posté le 24/02/2008 | 99 consultations | 2 commentaires | Voir et commenter l'article

Mon enfance

Je suis un enfant des années 80, j'ai été baptisé par un célèbre publicitaire "Génération Mitterand". Je suis né avec le TGV et le minitel mais aussi avec le walkman, le CD, Canal + ,les jeux vidéo et les micro ordinateurs ! ( la belle génération ;-)) . J'ai toujours eu l'habitude de passer d'une chaine à une autre avec la télécommande et à force de zapper j'ai pu voir d'innombrables évènements.

Sans me rendre compte parfois de leur importances, j'ai ainsi assisté à la réélection de Francois Mitterand, à la chute du mur de Berlin puis à celle du communisme, à la fin de l'URSS et à celle de l'apartheid en conflit direct ! La guerre du Golfe m'a plongé bien jeune dans un climat que l'on croyait désormais réservé aux manuels scolaires.

Adolescent dans les années 90, j'ai du trouver mes repères. La "pax americano" promettant la paix et la liberté pour tous peinait à convaincre. Libre-échange, exception culturelle, mondialisation ... les maîtres-mots comme les concepts changent, à mesure que disparaissent les discours d'hier. Sans travail, sans papier, sans logement ... l'heure est à l'engagement humanitaire et associatif.

La guerre en ex-yougoslavie - à 2 heures de Paris -  et le génocide au Rwanda - un million de mort en un mois - me confirme, s'il en était besoin, que le pire n'est pas forcément derrière moi ....

Internet et les consoles de jeu, la culture Hip-Hop, la révolution techno et le retour du Rock : Ma génération pose ses jalons.

Entre tradition et modernité, nous avons décidé de "mixer" notre époque, afin d'écrire notre propre histoire.

Le 12 juillet 1998, la France, pour la premiere de son histoire, devient championne du monde de football. Un rêve prend forme, celui d'un pays black-blanc-beur, dont un certain Zinedine Zidane serait l'emblème et le héros ....

Arrive ensuite l'année tant attendu où la rumeur d'un bug universel arriverait, l'année 2000 nous ouvre les portes du futur, on dessine déjà des voitures volantes et des maisons sous l'eau, mais l'heure n'y est pas encore, le réchauffement climatique bat son plein dans cette nouvelle génération ....


Posté le 11/03/2008 | 32 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

La jeunesse de mon père

Enfants  des années 50, enfants  du "baby-boom", ils connaissent le prix et la valeur des choses, et la notion de rareté caractérise leur quotidien dans cette France en pleine reconstruction.
La "Guerre Froide" bat, son plein, et la bipolarisation du monde s'immisce jusque dans leur cartables.

Lecteurs de "Vaillant" ou de "Coeur Vaillant", ils mesurent déjà leur différences...

Tintin et "Spirou". Lili et "Aggie",Buck Danny et la Patrouille des castors,Biggles et Bob Morane disputent à Jules Verne et à la  comtesse de Ségur la paternité de leurs rêves.

Le petit Rodolphe, la famille Duraton ou L' inimitable Zappy Max échappés de la lourde TSF du salon fédèrent encore petits et grands, un privilège que renouvellent la télévision, son unique chaîne en "noir et blanc" et ses premiers héros.

Les échos de la lointaine guerre d'Indochine laissent place aux "opérations de maintien de l'ordre" en Algérie auxquelles participe souvent un de leur frères ou cousins.

L'expédition de Spoutnik et le voyage de Youri Gagarine leur maintiennent à distance rassurante de cette dure réalité même si leurs illustrés et leurs romans bon marché les abreuvent de batailles dans l'espaces.

L'émergence d'émissions de radio et de magasines "pour les jeunes" ainsi que d'une pléiade de chanteurs à peine plus agés que leur public, imposent une culture fondée sur la musique, la danse, et les codes vestimentaires.
Du temps des copains à celui de la contestation, il n'y  a qu'un pas vite franchi au cours des Années 60.

Les enfants du rock passent d'Elvis à Dylan et de Johnny à Antoine.
La famille, l'autorité, la morale... en un mot, la société, se trouvent critiquées à la base.
La politisation croissante de la jeunesse aiguise ce processus d'érosion. "vivre sans temps morts, jouir sans entraves" devient un mot d'ordre! Les événements du printemps 1968 ( mon père avait à peine 20 ans) marquent la fin des sixties et l'ouverture d'une ère nouvelle dont "expérience" devient le maître mot.
Le général de Gaulle se retire " Au désespoir de nos aînés et pour notre plus grand soulagement, il faut bien se rendre à l'évidence, rien, non rien ne sera plus jamais comme avant.....


Posté le 11/03/2008 | 35 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Mon Grand-père

ici commence mes recherches sur le département du Cantal

SA NAISSANCE

L'an mil neuf cent vingt,et le vingt un novembre à dix neuf heures est né, place d'Aurinques au n°7 Jean-Baptiste GASTON (mon grand père) du sexe masculin  de Antoine GASTON (1877-1954) agé de quarante trois ans, "terrassier", et de Louise SERIES  agée de quarante quatre ans "sans profession", son épouse, domiciliés en cette commune. 

SON MARIAGE

Le dix novembre mil neuf cent quarante cinq à dix heures trentes minutes part devant Nous, ont comparu publiquement en la maison commune: Jean Baptiste GASTON,"conducteur d'automobile" né à Aurillac (Cantal) le 21 novembre 1920, domicilié à Montrouge,2 rue Camille PELLETAN, fils de Antoine GASTON,( mon arrière grand père paternel) "maçon" et de Louise SERIES ( mon arrière grand mère paternel) "sans proféssion, époux domiciliés à Montrouge,2 rue Camille PELLETAN d'une part. et Aimée Alexandrine PIEDEVACHE, ( ma grand mère paternel) "relieuse" née à Paris  sixième arrondissement, le treize mars mil neuf cent vingt,domiciliée à Montrouge,2 rue Camille PELLETAN, fille de Jules PIEDEVACHE, ( mon arrière grand père coté de la mère de mon père) décèdé, et de Prudence MOREAU, ( mon arrière grand mère coté de la mère de mon père)  sa veuve,"femme de ménage" domiciliée à Montrouge, 2 rue Camille PELLETAN, d'autre part.

 Les futurs époux déclarant qu'il n'a pas été fait de contrat de mariage.

Jean-Baptiste GASTON et Aimée Alexandrine PIEDEVACHE, ont déclaré, l'un après l'autre; vouloir se prendre pour époux, et Nous avons prononcé, au nom de la loi, qu'ils sont unis par le mariage.

En présence de Louis GASTON ( frère de mon grand père paternel "mon grand oncle coté paternel ) " graveur en reliure", demeurant 46 rue Racine à Montrouge.

 et de Marcel PIEDEVACHE ( frère de ma grand mère  paternel " mon grand oncle coté maternel ) " mécanicien ajusteur,demeurant 60 rue Gabriel PERI à Montrouge, témoins majeurs, qui, lecture faite, on signé avec les époux et Nous Louis Michel CANNET, Adjoint au Maire de Montrouge. 

SON DECES

Le quatre septembre mil neuf cent cinquante à vingt trois heures trente minutes est décèdé,47 rue du Faubourg Saint Jacques, Jean-Baptiste GASTON, domicilié à Vanves (Seine) 90, rue Jean Bleuzen, né à Aurillac (Cantal) "polisseur", fils de Antoine GASTON, "sans profession" hospitalisé à la maison VERDIER à Montrouge (Seine) et de Louise SERIES son épouse, décèdée.

Epoux de Aimée Alexandrine PIEDEVACHE.

 

 1945 de retour de déportation
hospitalisé à Cochin. Lésion droite BK+SANA d'Hauteville pneuno ; et retour au domicile
malade insoumis reprend  son travail en 1948
   1949  attente admission à  l'hopital Cochin pour thoracoplastie


Posté le 11/03/2008 | 35 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Mon arrière grand père

Je vais maintenant parcourir le département du Cantal en traversant de nombreux  villages,et hameaux.

http://www.lion1906.com/Regions/auvergne/Departements/cantal/cayrols_150030.php

SA NAISSANCE

L'an mil huit cent soixante dix sept et le quatre mars à neuf heures du matin,par devant nous DELZANGLE Nicolas maire officier de l'état civil de la commune de Cayrols, Canton de Saint Mamet,arrondissement d'Aurillac (Cantal) a comparu le sieur Jean GASTON (1846-?)  agé de trente deux ans "Cultivateur", domicilié au hameau de Lascarraux en cette commune, lequel nous a présenté un enfant du sexe masculin, nous a dit être né ce jourd'hui à deux heures du matin, dans sa maison d'habitation ci dessus désignée de lui déclarant et de Marie LONGPUECH (1848-?) son épouse âgée de vingt huit ans "sans profession" il nous a déclaré vouloir donner à cet enfant le prénom d'Antoine.

SON BAPTEME

acte de baptême N°9  sur les registres de la paroisse de Cayrols

L'An mil huit cent soixante dix sept et le quatre mars a été baptisé dans l'église de Cayrols,(Cantal) par nous vicaire,Antoine GASTON, né aujourd'hui à  Las Carrau, de Jean GASTON et de Marie  LONGPUECH de Las Carrau.

 Le parrain a été Antoine GASTON (grand père de l'enfant) et la marraine Anne LAFON, lesquels ont déclaré ne savoir signer.

SON MARIAGE

L'An mil huit cent quatre vingt dix huit et le cinq octobre à dix heures du matin par devant nous Jean-Louis CREPIN adjoint remplissant en l'absence du Maire la fonction d'officier de l'état civil de la commune de Lacapelle-Viescamp canton de Laroquebrou (Cantal),ont comparu à la mairie sieur Antoine GASTON "cultivateur" âgé de vingt et un ans domicilié à Verniol (Cantal) en notre commune né à Lascarrau commune de Cayrols canton de Saint Mamet (Cantal) le quatre mars mil huit cent soixante dix sept, ainsi qu'il résulte de l'acte en forme délivré par le Maire de Cayrols, fils mineur et légitime de Jean GASTON et de Marie LONGPUECH  " cultivateurs" domiciliés dans la commune de Cayrols , ici présent et consentants d'une part, et de damoiselle Louise SERIES "sans profession" âgée de vingt deux ans,  domiciliée au dit lieu de Verniol, née à Calvanhac (Cantal) en cette commune le dix août mil huit cent soixante seize, fille majeure et légitime de défunt Jacques SERIES  décédé au dit lieu de Verniol le huit mai dernier ainsi qu'il résulte des actes de naissance et de décès de notre mairie, et de Françoise LABORIE "sans profession" domiciliée à Verniol, ici présente et consentante d'autre part.

Lesquels nous ont requis de procéder à la célébration du mariage projeté entre eux et dont les publications ont eu lieu les jourde dimanche vingt cinq septembre et deux octobre derniers à neuf heures du matin, devant la porte de notre mairie,ainsi qu'il  résulte de notre registre des publications.

Pareilles publications ont eu lieu devant la porte de la mairie de Cayrols les mêmes jours à la même heure, ainsi qu'il résulte du certificat délivré à cet effet par le Maire de Cayrols.

Aucune opposition ne nous ayant été signifiée faisant droit à la réquisition des parties,après avoir donné lecture de toutes les piéces ci-dessus mentionnées ainsi que du chapitre six du titre du code civil intitulé du mariage, nous avons interpellé les futurs époux et les personnes présentes autorisant le mariage d'avoir à déclarer, s'il a été passé un contrat, lesquels nous ont répondu négativement.

Nous avons ensuite demandé aux futurs époux s'ils veulent se prendre pour mari et pour femme, chacun d'eux nous ayant répondu séparément et affirmativement, nous avons déclaré au nom de la loi que Antoine GASTON et Louise SERIES sont unis par le mariage.

Le tout a été fait publiquement et en présence de Antoine CLAMAGIRAND "cultivateur" âgé de vingt cinq ans domicilié au bourg de Lacapelle-Viescamp, et de Pierre Antoine MERAL "instituteur" âgé de trente six ans, domicilié à Lacapelle-Viescamp , tout deux non parents, et de Baptiste SERIES "sabotier" âgé de trente trois ans,domicilié à Aurillac (Cantal) et de Célestin SERIES "cultivateur", âgé de vingt cinq ans,domicilié à Mostal en cette commune, tout deux frères de l'épouse ( mes arrières grand oncles)

De quoi nous avons dressé cet acte que l'épouse et les quatre témoins ont signé avec nous, l'époux ses père et mère et la mère de l'épouse ont dit ne le savoir faire de ce requis par nous après lecture faite.

SON DECES

Le sept février mil neuf cent cinquante quatre, à treize heures, est décèdé en son domicile, 50 avenue Verdier à Montrouge (Seine) Antoine GASTON, né à Cayrols (Cantal) le quatre mars mil huit cent soixante dix sept, "sans profession", fils de Jean GASTON et de Marie LONGPUECH, époux décèdés.

Veuf de Louise SERIES.

 Dressé le huit février mil neuf cent cinquante quatre,seize heures trente minutes.


Posté le 11/03/2008 | 47 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

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